Pourquoi les robots familiaux doivent-ils être mignons ?

Cute robots make us in love

Tous ceux qui sont familiers avec la robotique doivent connaître la théorie du roboticien Japonais Masahiro Mori : la vallée dérangeante. Théorie selon laquelle plus un robot est similaire à un être humain, plus ses imperfections nous paraissent monstrueuses. Mais à contrario, pourquoi certains robots comme BUDDY sont tellement appréciés au point d’être adopté et cajolé comme un animal de compagnie ?

Le prix nobel de Physiologie ou de médecine Konrad Zacharias Lorenz dans son ouvrage paru en 1965 : « Trois essais sur le comportement animal et humain » (Studies in Animal and Human Behavior) mettait en avant que dans chaque animal ou objet qu’on trouvait mignon, joli et adorable, on retrouvait des caractéristiques physiques communs aux bébés humains, telle que la petite taille, de grand yeux, une tête disproportionnée, un facies et un corps tout en rondeur, et des membres courts et épais. Et cela s’applique aussi bien aux êtres vivants qu’aux objets. Qui n’a jamais craqué devant un jouet outil miniature ou une mini peluche d’un animal qui dans la réalité n’a rien de charmant ?

Mais pourquoi cela nous affecte ainsi ? Les noyaux accumbens, un ensemble de neurones situés dans le cerveau, qui réagissent à de nombreux stimulus que sont la peur ou la joie, jouent un rôle important dans la réaction que nous avons quand nous voyons un objet, tel qu’un robot de petite taille aux caractéristiques très proches de celui d’un bébé ou un humanoïde de taille humaine ressemblant de façon très réaliste à un humain adulte, mais dont la similarité n’est pas parfaite. Ce premier va déclencher une réaction chimique que nous avons à la fois hérité de nos gênes et de notre expérience, et physiologiquement nous conditionner à rapidement « tomber amoureux » d’un objet ou un être vivant qui nous semble mignon, ayant les caractéristiques du fruit de de notre volonté de reproduction, longtemps inscrit dans nos instincts afin de nous « obliger » à prendre soin de notre progéniture, le temps que celle-ci soit assez grande pour se débrouiller par elle-même.

Blue Frog Robotics, avec de nombreux tests réalisés auprès des familles et des enfants pendant plusieurs années en a tiré la conclusion que la seule opportunité de faire entrer dès aujourd’hui la robotique au cœur des foyers en minimisant le rejet et la crainte, est de réaliser des robots compagnons dont l’apparence est proche de celle de Wall-E ou R2D2, qui est connue et acceptée par le grand public.

BUDDY croquis préparatoire

UN DESIGN UNIQUE

La société Française s’est aussi grandement inspirée de la mode Kawaï (mignon) japonaise et des caractéristiques des disproportions de type « chibi » (petite taille) qui correspondent dans notre société actuelle, comme la représentation même de ce qui est socialement admis comme étant mignon.

BUDDY, un robot de 60cm de haut, tout en rondeur, avec des expressions typées et accentuées comme celle des jeunes enfants, est dédié à la compagnie et à la surveillance du domicile au sein de la famille. Et lors de ses nombreuses apparitions publiques, l’intérêt et les attitudes du public envers BUDDY sont souvent les mêmes : Jamais on a vu autant de gens embrasser, prendre dans les bras ou câliner un robot.

UN DESIGN UNIVERSEL

Preuve que la robotique est un tout, et qu’elle doit prendre en considération l’apparence, tout comme l’a réalisé Steve Jobs à la fin des années 70, en réussissant à intégrer universellement l’informatique au sein des foyers, grâce à un design et une accessibilité adapté au marché de masse.

©2018 BLUE FROG ROBOTICS & BUDDY - LE PREMIER ROBOT COMPAGNON - MENTIONS LEGALES

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